Une prise de conscience des médias ?

juin 25, 2008

 

Il semble que notre combat intéresse les médias. Commence-t-on enfin à prendre conscience que chacun d’entre-nous peut, un jour ou l’autre, être victime de l’agisme, cette forme de racisme ordinaire ? Il est trop tôt pour le dire. Mais ce qui est sûr, c’est que cet intérêt des journalistes pour l’emploi des seniors est encourageant. C’est ainsi qu’après BFM radio et BFM TV, j’ai accordé une interview pour Canal+. M6 m’a également sollicité pour une émission de la rentrée.

 

Dans tous les cas, mon discours est le même : les retraités qui souhaitent continuer de travailler doivent pouvoir le faire et il faut lever tous les obstacles au cumul emploi retraite. Il faut également baisser le coût du travail des seniors. En favorisant le temps partagé qui permet à des salariés d’être rémunéré par plusieurs entreprises. Et pourquoi pas instituer un allègement des charges sur les primes d’ancienneté. C’est en tout cas une hypothèse qui mérite réflexion. Les quotas ? Je n’y crois pas. Pas plus, je dois le dire, que je ne crois aux malus. Comme pour les handicapés, les grandes entreprises, celles qui ont les moyens, préfèreront payer.

 

Enfin il ne faut pas négliger les quadras qui sont les seniors de demain. Le problème est que cet âge est un âge charnière mais que les entreprises n’en tiennent pas suffisamment compte. La priorité des priorités c’est de consacrer désormais une partie du budget de la formation continue (qui est aujourd’hui en partie dilapidé) à un bilan de compétence obligatoire pour tous les salariés. Il faut que ce soit obligatoire parce en France un salarié qui demande un bilan de compétence n’est pas forcément bien vu. Il faut aussi que ce soit obligatoire parce qu’il n y a pas de raisons que certaines entreprises le fassent et d’autre pas.


Offres d’emploi

juin 23, 2008

 

Ces deux liens vous mèneront vers deux offres d’emploi destinées aux seniors :

http://quinquascitoyens.free.fr/doc/cea_deconstruction_CDD_senior_mai_2008.rtf

http://quinquascitoyens.free.fr/doc/cea_gestionnaire_contrats_CDD_senior_avril_2008.rtf

Et de nouvelles offres pour des 20+ d’expérience sur quinquascitoyens :

http://quinquascitoyens.hautetfort.com/_offres_d_emploi/

A titre d’information, le président de Quinquascitoyens, Jean-Marc Coursin, s’est apperçu que les messages qui lui étaient adressés sur son site ne lui parvenaient pas depuis le 4 juin. Les choses ont été rétablies. Il adresse ses excuses pour les mails restés sans réponse pendant cette période.


Un bilan de carrière obligatoire pour les pré-séniors

juin 19, 2008

 

Chacun le constate : l’avenir des seniors dans les entreprises se joue de plus en plus jeune.

 

Aussi, lors de récents entretiens, j’ai proposé aux ministres de l’Economie, du Travail et de l’Emploi la création d’un bilan de compétence obligatoire pour tous les salariés de 45 ans.

 

Ce bilan devra déboucher sur une formation professionnelle adaptée aux besoins du marché du travail. Les 23 milliards d’euros de la formation continue qui sont aujourd’hui en partie dilapidés trouveront enfin une meilleure utilité. Il faut en finir avec la situation désespérée dans laquelle se trouvent tant de quinquagénaires qui n’ont jamais été préparés à un changement d’emploi. 

 

C’est pourquoi je souhaite que le bilan de compétences assorti d’une formation devienne une priorité du dispositif gouvernemental en faveur des seniors.


Rencontre avec des chercheurs d’emplois courbevoisiens

juin 17, 2008

 

Audition du 11 juin 2008

A mon invitation une quinzaine de Courbevoisiens, âgés de plus de cinquante ans et en recherche d’emploi, sont venus faire part de leur expérience. Certains ont rappelé, à juste titre, les conséquences qu’engendre une longue coupure, malgré l’énergie déployée pour retrouver un emploi, comme la perte de compétences et de confiance en soi. Beaucoup de remarques intéressantes ont été par ailleurs avancées. Je tiens à remercier ici M. Liber qui en a fait la synthèse.

1) Le terme « Senior » continue d’être employé pour les plus de 50 ans (quand ce n’est pas plus tôt) alors que cette appellation est devenue péjorative. Etre senior et chercheur un emploi, cela veut malheureusement dire aujourd’hui que l’on est « inadapté », « trop cher » et non que l’on est « très expérimenté ».

2) Un constat partagé sur les recrutements : la discrimination par l’âge est devenue courante compte tenu du faible taux de retours et du peu de proposition d’entretiens. De l’avis de certains, cette discrimination est lié au profil de nombreux Drh qui sont « des personnes jeunes », « complètement décalées par rapport au problème » et « peu conscientes de la valeur des séniors ».

3) Plus grave – et sans doute encore moins admissible de la part d’un service public – , ce manque de motivation vis-à-vis des seniors se retrouve à l’ANPE et à l’APEC. L’une comme l’autre se contentent trop souvent d’enregistrer les demandes et de proposer, en fin de période, des « postes sans rapport avec les compétences du demandeur ». La proportion d’agents au contact du public n’est « pas suffisante » ; le nombre de personne suivie par agent est trop grand ; le suivi n’est « pas assez individualisé. » De même, dans certaines collectivités, ce sont des jeunes employés, « par définition peu concernés », qui sont aujourd’hui  chargés d’apporter une aide à la reprise d’une activité après faillite.

4) Alors que l’on évoque sans cesse la nécessité de se préparer à exercer plusieurs métiers dans une vie, on constate partout la difficulté de réaliser des formations pour accompagner la recherche d’emploi (faute de crédits encore disponibles). Certaines mesures sont dans cette mesure difficilement compréhensibles. Comment se fait-il, s’est étonné un participant, que l’on ait supprimé le chéquier Langue Ile de France alors que la maîtrise d’une langue étrangère est devenue un critère déterminant dans bon nombre de propositions d’emplois ?

5) L’écart entre l’âge de retraite affichée de 60 ans et l’âge réel de la plupart des conventions collectives qui est de l’ordre de 65 ans connaît un décalage croissant. Or font observer certains participants, cela favorise parfois une incitation à la retraite proche d’un licenciement déguisé.

6) Pour beaucoup de participants, le temps partiel est une mauvaise solution : les salariés ont besoin d’un vrai métier à temps plein pour avoir une vraie retraite pleine. De même si l’idée de « quota » senior dans les entreprises est défendue par certains, d’autres proposent d’inciter et non d’imposer, « la loi Delalande ayant démontré les effets pervers de ce type de mesure ». Une piste à explorer : pourquoi ne pas faire la promotion de binômes complémentaire « jeune-sénior » sur tous les métiers dans les entreprises ?


Contre tous les abus

juin 13, 2008

 

A l’occasion des questions orales au gouvernement du 11 juin, Laurent Wauquiez, secrétaire d’État chargé de l’emploi, s’est exprimé sur la discrimination par l’âge et la définition de « l’offre raisonnable d’emploi ».

En réaction à la dernière enquête réalisée par la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité, Laurent Wauquiez a déclaré : « sur la question des discriminations en matière d’emploi, l’orientation choisie par le Gouvernement est très claire. Plutôt que d’adopter, au niveau national, de grandes mesures législatives qui peinent à se traduire sur le terrain, nous faisons le pari d’actions concrètes qui, petit à petit, permettent d’inverser la tendance. (…) On ne le dit pas assez, mais la principale discrimination en termes d’accès à l’emploi est liée à l’âge. Avec Xavier Bertrand et aux côtés de Christine Lagarde, nous souhaitons lancer, dans ce domaine, une action extrêmement énergique, branche par branche, entreprise par entreprise, avec des engagements chiffrés sur le taux d’emploi des seniors.

Concernant la définition d’une « offre raisonnable d’emploi », Laurent Wauquiez a précisé : « Nous souhaitons qu’un demandeur d’emploi accepte une offre d’emploi quand elle est raisonnable (…) D’abord, une offre d’emploi raisonnable correspond à la qualification du demandeur d’emploi. Ensuite, l’emploi proposé doit se trouver dans un rayon de 30 kilomètres de son lieu de vie, ou à une heure de transport en commun s’il habite dans une zone plus urbanisée. Enfin, le niveau de salaire proposé doit correspondre à ceux pratiqués dans la profession et dans la région.»


En réponse à vos témoignages

juin 12, 2008

 

De même que la parution de mon article dans le Figaro intitulé « Revaloriser le travail des seniors » avait suscité de nombreuses réactions, plusieurs d’entre vous ont déjà apporté leur contribution à ce tout nouveau blog.

 

En quelques mots, je tiens ici :

 

  • à montrer mon admiration pour Jean Pierre Besse qui, malgré les difficultés, refuse à juste titre de baisser les bras. Je souhaite que son inscription sur le site de Viadéo et la création de son hub intitulé «L’écho des seniors» donne des idées à ceux qui ont la même détermination;
  • à remercier Frédéric Serrière pour son invitation à prendre la parole dans le cadre du site «rhseniors.com», une invitation que j’accepte avec plaisir compte tenu de l’intérêt de son site;
  • à féliciter Serge Lanteaume pour son analyse à propos du Droit Individuel à la Formation (DIF) que je partage. Il est certain que le DIF souffre de carences, notamment du fait des entreprises qui ne satisfont pas à leurs obligations d’information sur la formation auprès des salariés et qui n’accordent pas assez de place à la formation de ceux qui en ont le plus besoin;
  • à informer Michel Franchitti que le gouvernement travaille actuellement sur une réforme approfondie du cumul emploi/retraite au terme de laquelle les situations semblables à la votre devraient trouver, je le souhaite, une issue favorable;
  • à signaler à Bernard Braye que la réforme de l’Allocation Equivalent Retraite (AER) initialement prévue au 1er janvier 2008 a été repoussée par amendement au 1er janvier 2009 afin de procéder à un exercice d’évaluation qui est actuellement en cours. Par conséquent, aucune décision définitive n’a encore été prise, et vous pouvez compter sur moi pour vous tenir informé de l’évolution et des conclusions de cette évaluation;
  • à marquer mon accord avec Dany Ledu sur l’intérêt du portage salarié tout en soulignant malgré tout que cette solution ne peut concerner que quelques salariés de cadre prêts à quitter la structure de l’entreprise;
  • à encourager Patrick Gasquet dans sa recherche de solutions locales en faveur de l’emploi des seniors aux côtés du Président du Conseil Général des Alpes Maritimes Christian Estrosi et à le remercier pour sa proposition de collaboration;
  • à m’associer à François de la Brosse dans son désir de préparer l’avenir pour ceux qui seront les seniors de demain: les trentenaires. Favoriser la mixité des âges est quelque chose de fondamental qui permettra de promouvoir une nouvelle culture d’entreprise et de changer les mentalités et les modèles de travail existants;
  • à inciter Nicole David à garder la force et le volontarisme qui semble être le sien dans sa recherche d’emploi et à faire part de mon respect pour un témoignage plein de vérité qui a valeur d’exemple;
  • à marquer mon accord avec Patrick Ranson concernant les possibilités offertes par les réseaux associatifs en termes d’emploi, malgré le fait qu’il s’agit plus souvent d’activités bénévoles que rémunérées.

Merci à nouveau pour votre implication, votre collaboration et vos encouragements.


Manifestation du jeudi 12 juin au Trocadéro

juin 10, 2008

 

A l’invitation de Jean-Marc Coursin, Président de QuinquasCitoyens, j’ai décidé d’être présent à la manifestation organisée le jeudi 12 juin de 17h à 19h au Trocadéro, parvis des libertés et des droits de l’homme, « pour que les 45 ans et + retrouvent leur dignité ».

 

Pour moi, cette initiative participe au nécessaire changement des mentalité sur le rôle et la place des « seniors » dans notre société et notre économie. 

 

Il est important que nous soyons nombreux. 

C’est pourquoi j’invite tous les lecteurs de ce blog à nous rejoindre au Trocadéro.

 

A demain !


Merci pour votre confiance !

juin 5, 2008

 

Depuis l’ouverture de « Quinquasplus.com », vous êtes nombreux à m’apporter votre soutien par mail ou par téléphone.

Quelques uns me font aussi part de leur expérience et de leurs réflexions. Je vous invite à lire ces témoignages qui reflètent l’injustice flagrante que de nombreux Français vivent aujourd’hui et qui ne peut que se développer dans les prochaines années si nous ne réagissons pas.

Toutes ces marques d’intérêt ne peuvent que m’encourager à poursuivre le combat contre l’agisme.

Il est temps que cet ostracisme à l’égard des salariés les plus âgés soit enfin considéré pour ce qu’il est vraiment : une discrimination aussi révoltante que les autres.

Je compte sur vous comme vous pouvez compter sur moi.

Ensemble, nous pouvons y arriver !


Et si on réformait la formation continue ?

juin 3, 2008

 

Paru dans La Tribune du 4 juin 2008

 

On ne compte plus les dispositifs mis en place par les gouvernements successifs pour résoudre le problème de l’emploi des seniors : sensibilisation, incitation, obligation… Force est d’admettre que jusqu’à présent, tous se sont révélés inefficaces. Et si la solution était sous nos yeux ? D’un côté, de nombreux seniors sont démotivés dans des entreprises qui ne leur offrent aucune perspective d’évolution. De l’autre, plusieurs milliards d’euros sont investis dans la formation professionnelle, pour des résultats plus qu’incertains. Il est temps de sortir de cette aberration en faisant des seniors la priorité de notre système de formation professionnelle continue.

 

Chaque année, plus de 23 milliards d’euros sont consacrés en France à la formation professionnelle. Face à de tels montants, nous sommes en droit de nous demander : à quoi sert cet argent et pour quels résultats ?

 

Du côté des entreprises, les dépenses sont considérables – 8 milliards d’euros de cotisations obligatoires par an – mais le taux d’utilisation est très insuffisant. Si la France est le pays d’Europe où les entreprises dépensent le plus dans ce domaine, seuls 45% des salariés bénéficient chaque année d’une formation, contre 60 à 70% dans d’autres pays. C’est dire l’ampleur du gaspillage.

 

Quand une formation est effectivement financée, la vérité c’est que les entreprises ont avant tout le sentiment de devoir rentabiliser les cotisations versées plutôt que de les utiliser à bon escient. Signe de ce désintérêt, la quasi totalité d’entre elles n’assurent pas de suivi, d’évaluation ou de bilan de compétences à l’issue des formations payées à leurs salariés.

 

Les salariés eux-mêmes ne sont pas dupes et restent sceptiques quant à l’utilité des formations suivies, souvent associées à des « vacances » bien plus qu’à un besoin professionnel réel servant leurs intérêts et ceux des entreprises.

 

Au niveau de l’Etat enfin, comment vérifier que cette manne financière est utilisée à bon escient ? La complexité du système n’a d’égale que la difficulté d’accès aux informations sur les circuits financiers empruntés par les sommes collectées. Une situation qui semble dépasser l’Etat lui-même, dépourvu de tout moyen d’évaluer l’efficacité du dispositif.

 

Il est temps de mettre fin au gâchis, tant du niveau des cotisations des entreprises que des dépenses publiques, en remettant à plat le système de formation continue. Pour ce faire, il faut se poser les bonnes questions, en commençant par la plus importante : qui doivent être les destinataires prioritaires de la formation professionnelle ? A l’évidence, les salariés les plus fragiles, c’est-à-dire les plus jeunes et les seniors.

 

A travers l’apprentissage, les jeunes bénéficient d’opportunités qui leur ouvrent la porte de l’avenir professionnel. Cet effort indispensable doit bien sûr se maintenir.

 

La première décision à prendre, c’est de faire des seniors, au même titre que les jeunes, le public prioritaire du système de formation. Aujourd’hui, 64% des entrepreneurs déclarent qu’il est plus difficile pour un senior de pouvoir évoluer sur de nouveaux postes. Mais leur en donnent-ils la possibilité ? Alors que les seniors sont les salariés qui ont les besoins les plus importants en matière de formation, il leur est quasiment impossible d’y accéder. La plupart des entreprises refusent d’investir dans la formation de travailleurs dont les perspectives de carrières leur semblent limitées, voire inexistantes. Ainsi, il est scandaleux que chaque salarié ne bénéficie pas automatiquement à partir de 45 ans d’un bilan de compétences, d’évaluations régulières puis d’un plan de formation adapté pour évoluer.

 

Il est temps de mettre fin aux solutions dont les financements restent à trouver et l’efficacité reste à prouver. Nous disposons d’une énorme manne financière dégagée par les cotisations de formation. C’est le moment ou jamais de l’utiliser à bon escient en concentrant l’effort de formation continue sur les seniors et en les plaçant directement au centre d’un système renouvelé. 


Et s’il existait des secteurs d’avenir pour les seniors ?

juin 1, 2008

 

Le phénomène est bien connu : la place des seniors se réduit de plus en plus dans certains secteurs sous l’effet des restructurations mais aussi de la pénibilité du travail.

 

C’est le cas de l’industrie en générale et du BTP où le taux d’emploi des seniors n’est plus respectivement que de 15,2% et de 5,8%.

 

Mais c’est aussi le cas dans des secteurs où la capacité de résistance à l’effort ne se pose pas de manière particulièrement évidente.  A titre d’exemple, comment justifier que le service aux entreprises n’emploie que 9,8% de 50 ans et plus (contre 16,9% de 15-29 ans), sinon une pléiade de préjugés sans fondement ?

 

De même, est-on en droit de s’interroger sur la sous représentation des seniors dans le secteur du commerce. Là encore, la disparité entre les jeunes et les quinquas est flagrante : 17,2% contre 11%.

 

Fort heureusement, il existe deux secteurs d’activité importants où les seniors ne rencontrent pas de problème particulier : l’administration d’une part, et le secteur de l’éducation, de la santé et de l’action sociale d’autre part.

 

Cela s’explique logiquement dans l’administration où les concours et où la sécurité de l’emploi garantissent une absence de discrimination. Ce qui en revanche est moins connu, c’est la place occupée par les seniors dans le secteur de l’éducation, de la santé et de l’action sociale qui emploie près de 22% de 50 ans et plus.

 

Ces chiffres tracent la voie à suivre pour appréhender au plus près de la réalité le problème de l’emploi des seniors :

 

1/ certains secteurs pratiquent une discrimination par l’âge sans que cela se justifie et ce n’est pas acceptable;

 

2/ d’autres secteurs offrent, au contraire, un formidable potentiel et il faut le faire savoir tout en donnant concrètement la possibilité aux nombreux seniors qui le souhaitent de se reconvertir dans ces activités.