Réactions d’internautes au projet de bilan de carrière obligatoire

octobre 31, 2008

 

Voici deux exemples de réactions récentes après la publication de mon rapport Y a-t-il un avenir professionnel après 45 ans ? 

Je vous invite à consulter l’opinion des autres internautes dans la rubrique « Témoigner et déposer une annonce » où, je le rappelle, il est également possible de publier son profil professionnel.

Encore merci pour vos encouragements !

Le témoignage d’Edel

J’ai souhaité faire un point sur ma carrière avant de poursuivre mes recherches d’emploi qui s’étaient révélées désastreuses (aucune réponse, aucun entretien). Une première rencontre avec un Conseiller d’une antenne ANPE cadres m’a très vite éclairée sur l’incapacité de cette structure à satisfaire les demandes aussi nombreuses que complexes d’une population par nature composite et exigeante en matière de perspectives. J’ai alors demandé à bénéficier d’un bilan de compétences approfondi dans lequel je viens de m’investir. Après trois semaines de travail sérieux, je prends conscience de tout l’intérêt de cette démarche mais regrette très sincèrement de ne pas l’avoir entreprise plus tôt. Car, comme le précise l’un des témoignages que je viens de lire, la difficulté réside dans la capacité à décrocher une formation sérieuse après 50 ans, d’autant si vous envisagez de suivre cette formation hors du contexte de l’entreprise et plus encore en tant que demandeur d’emploi (…) Il est donc certain qu’un bilan obligatoire à 45 ans (mi-parcours d’une carrière) serait de nature à faciliter une réorientation et à favoriser la mise en oeuvre de véritables vocations révélées au cours de la première partie de carrière. En outre, le marché de l’emploi étant constamment évolutif, certains métiers émergent auquels pourraient avoir accès des salariés après un blian de compétence et une formation ad hoc (…)

Le témoignage de François de La Brosse

Je viens de lire votre rapport ” Y-a-t-il un avenir professionnel après 45 ans ?” Bravo, je me suis régalé. Très bien rédigé. Formidable de clarté. Simple, précis et apporteur de LA solution : bilan de carrière obligatoire pour tous à 45 ans. Vous vous souvenez sans doute de moi, nous étions ensemble le 12 juin au Trocadéro pour un rasemblement avec Jean-Marc Coursin, de Qinquas Citoyens.  J’ai travaillé au sein du projet Senior Compétence où ma mission a été de créer les outils de communication du GATP (ANPE Paris Cadres Bercy). Je continue le même combat dans le privé où je communique sur la problémétique de l’emploi des seniors pour un OPCA connu et reconnu. Je vous suis reconnaissant d’agir avec autant de qualité pour la bonne cause et d’apporter une vraie vision d’avenir. Proposons aussi un nouveau modèle de travail dans l’entreprise en généralisant les équipes intergénérationnelles. Faisons travailler ensemble le plus possible les trentenaires et les quinquas. Histoire de changer les mentalités concrètement et rapidement. Et de faire se retrouver l’énergie et l’expérience dans un même élan. 


Entretien avec la journaliste Anita Hausser

octobre 30, 2008

 

Sur la Chaine parlementaire, Anita Hausser s’entretient chaque jour avec un parlementaire pour éclairer son travail et son engagement.

Pour visionner notre entretien : http://lcpan.fr/emission/65672/video


Devant mes collègues députés et en présence de Xavier Bertrand

octobre 30, 2008

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Intervention prononcée lors de la discussion générale du projet de loi de finance sur la sécurité sociale pour 2009 à propos des mesures en faveur de l’emploi des seniors.

M. Jacques Kossowski: Monsieur le président, mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, lors de cette discussion générale sur le PLFSS 2009, je souhaite particulièrement mettre en lumière l’un des principaux objectifs assignés à la branche vieillesse, à savoir une politique volontariste en faveur de l’emploi des seniors.

Il y a urgence, car la situation est préoccupante. En France, le taux d’emploi des plus de cinquante ans n’est que de 38,4 %, contre 42,4 % en moyenne dans l’Union européenne. Notre pays est très loin de la barre des 50 %, fixée pour 2010 par la Convention de Lisbonne.

À l’instar des pays nordiques, il nous faut « passer d’une culture de la retraite précoce à celle du vieillissement actif», comme le soulignait Gérard Cornilleau, économiste à l’OFCE.

Le relèvement du taux d’emploi des seniors est la condition essentielle du maintien de notre système de retraites par répartition. L’allongement de la durée de vie et l’entrée plus tardive dans la vie active vont obliger les salariés à cotiser plus longtemps afin d’obtenir les annuités ouvrant une retraite à taux plein.

En 2050, plus d’un tiers de la population aura plus de soixante ans. Pour préserver le régime actuel, il faudrait multiplier par 1,5 le montant des cotisations actuelles, ce qui, évidemment, est intenable.

Dans un tel contexte, il faut mettre fin à cette schizophrénie française entre la nécessité de travailler plus longtemps et la discrimination par l’âge dont font l’objet, de la part de certaines entreprises, beaucoup de personnes de plus de cinquante ans.

Pour m’être entretenu régulièrement de l’emploi des seniors avec vous, monsieur Bertrand, ou avec Laurent Wauquiez, je sais que le Gouvernement entend mener une politique volontariste en la matière. C’est ce volontarisme qui s’exprime à travers plusieurs dispositions importantes du PLFSS.

Tout d’abord, l’article 59 crée une véritable incitation pour les salariés à continuer de travailler au-delà de soixante ans sous réserve qu’ils aient le nombre d’annuités ouvrant une retraite à taux plein, ou à défaut à partir de soixante-cinq ans. C’est la libéralisation du cumul emploi-retraite.

Grâce à ce nouveau dispositif, le salarié pourra basculer en retraite et rester, s’il le veut, dans son entreprise. Une telle mesure fonctionne avec succès en Angleterre, en Suède ou encore en Allemagne. Cette libéralisation va-t-elle nuire à l’emploi des jeunes ? Je ne le crois pas. En effet, les missions confiées aux jeunes salariés sont rarement les mêmes que celles attribuées à des salariés plus âgés et expérimentés.

L’incitation à continuer une activité professionnelle trouve aussi sa cohérence avec l’augmentation de la surcote, prévue à l’article 60. Il s’agit de permettre à tous ceux qui font le choix de travailler au-delà de l’âge légal d’améliorer leur retraite future grâce à un bonus. Actuellement, il existe bien un dispositif de surcote, mais insuffisamment attractif, ce qui explique son relatif échec. À compter du 1er janvier 2009, la surcote passera donc de 3 % à 5 % dès la première année. Comme l’affirmait avec raison Laurent Wauquiez, « pour que la surcote marche, il faut qu’elle paye davantage».

Continuer à travailler est une chose, mais favoriser ou maintenir l’emploi des seniors dans l’entreprise en est une autre. C’est le but fixé par l’article 58. Il prévoit l’instauration d’une pénalité de 1 % de la masse salariale pour les entreprises qui ne seront pas couvertes avant 2010 par un accord ou un plan d’action relatif à l’emploi des seniors. Les entreprises de 50 à 300 salariés ne seront pas soumises à cette pénalité si un accord de branche a été conclu.

Sachez que j’étais plutôt favorable à l’idée d’un malus et d’un bonus reposant sur une baisse de charges sociales. Mais, compte tenu de l’état actuel de nos finances publiques, cette mesure n’était pas envisageable.

En passant du registre de l’incitation à celui de la pénalité, le Gouvernement a raison. C’est ainsi que nous avons obtenu des résultats significatifs pour la parité hommes-femmes.

Quant aux quotas, cette idée séduisante sur le papier était pour le moins inapplicable.

M. Xavier Bertrand, ministre du travail: Tout à fait !

M. Jacques Kossowski: En effet, comment imaginer des quotas nationaux ignorant la taille de l’entreprise, son secteur d’activité ou les spécialités propres à chaque métier ?

M. Xavier Bertrand, ministre du travail: Bien sûr !

M. Jacques Kossowski: La pénalité financière de 1 % permettra d’associer le mérite de la contrainte à l’avantage de la souplesse via la négociation.

M. Xavier Bertrand, ministre du travail: Tout à fait !

M. Jacques Kossowski: Dernier élément important du PLFSS concernant l’emploi des seniors, c’est la suppression des âges couperets pour tous ceux qui souhaitent continuer à travailler au-delà de l’âge légal de la retraite. Il est anormal que, dans le secteur privé ou public, on oblige des personnes à partir à la retraite, alors qu’elles ne le souhaitent pas. Les articles 61 et 62 améliorent la situation en redonnant la liberté de choix aux salariés face aux employeurs.

Mes chers collègues, il est important que la représentation nationale donne un signal fort en votant les mesures proposées aujourd’hui en faveur de l’emploi des seniors. Ces derniers souhaitent que nous prenions en considération leur désir de continuer à apporter à l’entreprise leur expérience, leurs compétences. Il convient de redonner confiance à tous ceux qui, en raison de leur âge, se sentent injustement exclus du monde du travail, en leur montrant encore plus de considération.

Il y a quelques jours, je vous ai proposé, monsieur le ministre, ainsi qu’à M. Wauquiez, de rendre obligatoire pour tous les salariés la réalisation d’un bilan de carrière dès quarante-cinq ans, ouvrant ensuite la possibilité de suivre une formation adaptée. De l’avis général, c’est à quarante-cinq ans qu’on aborde un vrai tournant professionnel. C’est à cet âge-là que tout est encore possible et c’est paradoxalement à cet âge charnière que la formation chute de manière vertigineuse.

Donnons aux futurs seniors les outils de la réussite professionnelle ! Un tel bilan de carrière viendrait compléter efficacement le plan gouvernemental pour l’emploi des seniors et trouverait donc toute sa place dans la prochaine réforme de la formation professionnelle. Mesdames et messieurs les ministres, je reste à votre disposition pour y travailler.

 


Y a-t-il un avenir professionnel après 45 ans ?

octobre 23, 2008

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Chacun le constate : l’avenir des seniors dans les entreprises se joue de plus en plus jeune. L’instauration d’un bilan de carrière obligatoire à partir de 45 ans vise un objectif simple : en finir avec la situation désespérée dans laquelle se trouvent tant de quinquagénaires qui n’ont jamais été préparés à un changement d’emploi.

Ce bilan sera un droit attaché au salarié et non pas une possibilité laissée à la discrétion à l’entreprise. Il pourra déboucher sur une formation professionnelle adaptée aux besoins du marché du travail. Les 23 milliards d’euros de la formation continue qui sont aujourd’hui en partie dilapidés trouveront enfin une meilleure utilité. C’est pourquoi je souhaite que le bilan de carrière soit assorti d’une formation et devienne une priorité du dispositif gouvernemental en faveur des seniors.

C’est le sens du combat que je mène actuellement.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter mon rapport en cliquant sur le lien suivant : Y a-t-il un avenir professionnel après 45 ans ?


Un salon en faveur de l’emploi des plus de 40 ans

octobre 23, 2008

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Les 3 et 4 juin 2009 prochains se tiendra à Paris le salon RECRUT’SENIORS dont la vocation est de favoriser l’emploi des plus de 40 ans.

Pendant deux jours, des ateliers et des conférences présenteront les problèmes rencontrés par les entreprises pour recruter des salariés seniors ainsi que les solutions qu’elles ont mis en place.

Pour plus d’informations, vous pouvez vous rendre sur le site www.recrutseniors.com


Politiquement incorrect

octobre 17, 2008

 

Vous l’avez sans doute remarqué. Personne n’est contre l’emploi des seniors. Tout le monde serait même plutôt pour. Et pourtant… Derrière cette belle unanimité de façade, les mentalités ont bien du mal à changer. Cette inertie a de multiples raisons. Mais une d’entre elles me semble relativement plus importante que les autres (même si elle n’est pas très « politiquement correct ») : les moins de cinquante ans ne se sentent pas vraiment concernés par le chomage des seniors. Ce en quoi ils ont bien évidemment tort. Car les années passant, on devient senior de plus en plus jeune. Aujourd’hui il n’est pas rare que l’on soit assimilé à un senior vers 45 ans voire 40 ans. Certains me diront que tout le monde en est conscient. Moi, je pense qu’il faudrait le rappeler plus souvent : l’emploi des seniors nous concerne tous en puissance, et parfois plus tôt que nous le souhaiterions !


Stratégie de l’électrochoc

octobre 7, 2008


Paru dans Le Journal du Net du 7 octobre 2008

Pour faire face à la situation dramatique dans laquelle se trouve la France concernant l’emploi des seniors, le gouvernement a annoncé, entre autres mesures, l’instauration d’une pénalité chiffrée de 1 % de la masse salariale pour les entreprises de plus de 300 salariés qui n’auront pas conclu de plan d’action sur l’emploi des seniors avant fin 2009.

Le patronat conteste les modalités de calcul des pénalités qu’il juge déraisonnables et préfèrerait la mise en place d’un système incitatif. Mais est-ce bien réaliste ?

En ces temps de crise et de pénurie budgétaire, une telle piste n’est évidemment pas réaliste, pour peu qu’elle soit souhaitable. Ce qui est loin d’être évident au regard de ce qui a été fait jusqu’à présent.

Du côté des entreprises, le « contrat senior » permettant aux entreprises de conclure un CDD sans aucune justification et sans obligation de renouvellement en CDI n’a malheureusement pas marché.

Du côté des salariés, les mesures ont, quant à elles, consisté à exempter les salariés âgés de 57,5 ans de retrouver du travail au titre de la dispense de recherche d’emploi (DRE) sans craindre la radiation et la perte de leurs droits. Ce qui a conforté les entreprises dans l’idée que les seniors constituent la meilleure variable d’ajustement face aux difficultés économiques.

Seulement 38 % des plus de 50 ans ont un emploi en France

Il est donc urgent d’envisager le problème différemment. La France est aujourd’hui avec la Belgique le pays où le taux d’emploi des seniors est le plus faible d’Europe : seuls 38,3 % des plus de 50 ans ont un emploi, bien loin de l’objectif de Lisbonne fixé à 50 % d’ici 2010 et bien loin de la moyenne européenne de 44 %.

Et la remontée du chômage risque de ne pas inverser cette tendance. Au contraire, si aucune mesure radicale n’est prise, les seniors seront une fois de plus les premiers touchés. Déjà, en août dernier, le taux de chômage des seniors a augmenté de presque 3 % contre une hausse moyenne de 2,2 %.

Face à ceux qui s’insurgent contre le système de pénalité, il est bon de rappeler une certaine réalité : aujourd’hui, seules 8 % des entreprises se disent concernées par la mise en place d’une politique RH en faveur des salariés seniors et 70 % des plans de Gestion Prévisionnelle de l’Emploi et des Compétences conclus par les entreprises ne prévoient aucun dispositif pour les salariés les plus âgés.

A défaut de carotte, c’est donc malheureusement le bâton qu’il faut agiter. Car aux vues des expériences passées, seule la contrainte pourra créer l’électrochoc dont la France a besoin pour mettre un terme à la discrimination dont sont victimes les seniors.

Mais il est fondamental d’aller au-delà de la question des pénalités. Car il ne suffira pas de contraindre les entreprises à garder leurs seniors, ni les seniors à trouver un travail, si on ne donne pas à ces derniers les moyens de s’adapter à la réalité du marché de l’emploi.

Un bilan de carrière obligatoire pour adapter les seniors au marché de l’emploi

Il faut donc aller plus loin et mettre en place des actions concrètes. C’est justement le sens de notre proposition en faveur d’un bilan de carrière obligatoire pour tous les salariés de 45 ans et plus dont l’objectif est de permettre à chaque salarié de s’adapter à son métier et, le cas échéant, de bénéficier d’une formation lui donnant accès à une seconde vie professionnelle.

Son caractère obligatoire participe du même principe que les pénalités : il n’y a aucune raison que certaines entreprises adoptent le dispositif et d’autres pas. Cependant, que les entreprises se rassurent, il n’est pas question que la mesure que nous proposons induise des coûts supplémentaires.

Aujourd’hui, 26 milliards d’euros – 1,5 % du PIB de la France – sont dépensés au titre de la formation professionnelle pour les résultats que nous connaissons désormais. Le bilan de carrière devra par conséquent être financé par cette énorme manne financière dont nous disposons et qui ne porte pas ses fruits. La Cour des Comptes l’a d’ailleurs rappelé dans son dernier rapport sur le sujet : près de 10 % des fonds collectés se perdent en frais de fonctionnement. Rien d’étonnant lorsqu’on sait que la formation continue est gérée à la fois par l’État, les régions, les entreprises, des dizaines de milliers d’organismes de formation privés, sans compter la centaine d’OPCA chargée de collecter les fonds.

C’est pourquoi dans un souci d’efficacité, la gestion du bilan de carrière devra se faire à l’échelon régional. Car c’est aujourd’hui le territoire le mieux placé pour prendre en compte les priorités locales en termes d’emploi et de formation. C’est également le seul capable de réunir l’ensemble des entrepreneurs installés dans les bassins d’emploi et de cerner leurs attentes en termes de main d’oeuvre et de compétences.

Plutôt que d’opposer chacune des parties prenantes, l’objectif du bilan de carrière obligatoire est donc de conjuguer les besoins de chacun des acteurs impliqués dans la problématique de l’emploi des seniors.

C’est ainsi, et non pas seulement en pénalisant les entreprises, que nous parviendrons à juguler ce fléau qu’est le chômage des seniors.

http://www.journaldunet.com

 


Le réseau ANACT informe les entreprises sur la gestion des âges

octobre 7, 2008

 

L’Association Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail – vient d’enrichir son site Internet d’une plate-forme interactive dédiée à la gestion des âges dont l’objectif est de mieux informer les dirigeants, les intervenants en entreprises et les acteurs relais (associations de DRH, partenaires sociaux et territoriaux, Régions, CCI…) sur cette question.

Si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez vous connecter sur www.gestiondesages.anact.fr


Le scandale de la formation continue confirmé par la Cour des comptes

octobre 5, 2008

  

Le 2 octobre dernier, la Cour des Comptes a rendu public son rapport sur l’évaluation de la formation professionnelle tout au long de la vie. A l’instar de mes préconisations en la matière, le verdict est sans appel : il faut réformer en profondeur le système de formation tel qu’il existe aujourd’hui en France.

- Un fonctionnement inégalitaire
Le rapport met une nouvelle fois en évidence le fait que les personnes qui ont le plus besoin d’être formées sont celles qui en bénéficient le moins. Ainsi 15% des seniors bénéficient d’une formation contre 34% des salariés.

- Un manque de mutualisation des fonds prélevés
Les petites entreprises sont les moins utilisatrices de formation mais elles financent en partie celle des grandes entreprises. Une situation à laquelle il faut à tout prix remédier puisque les TPE ne représentent pas moins de 96% des entreprises françaises.

- Une gestion opaque et inefficace
La multitude d’acteurs impliquée dans la gestion de la formation contribue à l’opacité du financement des organismes collecteurs dont les conditions de rémunération sont « une boîte noire immaîtrisable ».

Ces différents constats ne font que confirmer que la formation doit être réformée au profit de ceux qui en ont le plus besoin, et en premier lieu les seniors.