Carrefour de l’emploi à Courbevoie les 4 et 5 février 2009

décembre 23, 2008

 

Ainsi que je vous l’ai annoncé, un forum de l’emploi se tiendra à Courbevoie les 4 et 5 février prochain, dans la salle des fêtes du Stade municipal (7 bd Aristide Briand). Si le 4 février est destiné aux jobs d’été et aux stages étudiant, la journée du 5 février s’adresse à tous les publics.

En raison de mon engagement pour l’emploi des quinquas, j’ai tenu à ce que les entreprises à la recherche de personnels expérimentés et ouvertes au recrutement de plus de 50 ans puissent disposer d’un lieu identifiable facilement : ce sera le « Café contact séniors ». Pour consulter la liste des entreprises inscrites au pôle emploi seniors : http://www.cafecontactemploi.fr/index.php?p=seecafe&idcce=40

Notez cette date dans vos agendas et n’oubliez pas de venir muni de vos CV

Très bonnes fêtes de fin d’année à tous.

Cordialement

Jacques Kossowski


Tutorat : la suggestion d’un internaute

décembre 20, 2008

 

« Bonjour, Tout d’abord vous dire que ce blog est une très belle idée.

Ensuite vous dire qu’il me semble que lors de votre intéressante intervention à la récente conférence des Echos, un de vos voisins a abordé le sujet du tutorat ? Sans le resteindre au périmètre des seniors tout en les incluant , il a développé une vision allant jusqu’à imaginer que, après l’entreprise, pendant sa retraite, un senior pourrait encore être « moteur » (sic) dans sa région en tutorant sous diverses formes.

Enfin vous dire qu’il a mentionné que ces tuteurs se voyaient délivrer une attestation de compétences, garantie par un parcours spécifique préalable de formation, combinée avec une grande expérience professionnelle du métier pour lequel ils « tutorent ». Cela vaudrait la peine de creuser, n’est-ce pas ?

Bien cordialement. »

kieffer@photogate.eu


Laurent Wauquiez : un jeune secrétaire d’Etat engagé pour l’emploi des seniors

décembre 16, 2008

 

Laurent Wauquiez a montré que l’on pouvait être un des benjamins du gouvernement et faire de l’emploi des seniors une de ses priorités. A plusieurs reprises, le secrétaire d’Etat chargé de l’emploi s’est attaqué à des idées reçues tenaces comme celle qui a longtemps consisté à croire que c’est en écartant les seniors du marché du travail qu’on fera de la place aux jeunes. Laurent Wauquiez réfute à raison l’arbitrage absurde « jeunes contre vieux » qui a trop longtemps piloté les politiques de l’emploi. 

L’une des propositions originales défendue par le jeune secrétaire d’Etat est le tutorat en entreprise. Au-delà de la « belle idée » de la transmission des savoirs entre générations, c’est une solution concrète, totalement inexploitée jusqu’ici, qui permettrait de favoriser le maintien des seniors dans l’emploi. Il s’agit aussi d’un système gagnant-gagnant où l’entreprise sauvegarde son savoir-faire et forme ses salariés à moindre coût, tout en valorisant les compétences du tuteur.

Parallèlement, Laurent Wauquiez a lancé avec Xavier Bertrand une opération originale qui consiste à recenser les « bonnes pratiques seniors » auprès de 10 entreprises volontaires. L’approche est innovante car, à l’heure où les entreprises ont l’impression d’être en permanence montrées du doigt, elle fait du secteur privé non seulement un partenaire mais un référent pour la réforme.

A travers ce blog, je vous rendrai évidemment compte des propositions et des actions du secrétaire d’Etat pour l’empoi concernant les seniors.


Bilan de carrière : l’exemple de la Finlande

décembre 16, 2008

 

J’ai proposé dans mon rapport « Y a-t-il un avenir professionnel après 45 ans » la mise en place d’une mesure très concrète pour favoriser l’emploi des seniors : l’obligation pour les entreprises de proposer à leurs salariés un bilan de carrière avant la fin de la 45ème année. Il s’agit d’un objectif qui me paraît à la fois nécessaire, réaliste et relativement simple à mettre en œuvre (pour plus de précisions, je vous invite à consulter mon rapport disponible sur ce blog).

Dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, les pays scandinaves nous ont devancé en mettant en place une mesure proche de celle que je propose. Ainsi que le souligne Patrick Gasquet – que je remercie pour ses contributions à quinquasplus.com – en Finlande, les salariés bénéficient d’un bilan de carrière tous les trois ans à partir de 45 ans.

Je pense pour ma part que, compte tenu de la spécificité du marché de l’emploi français, commencer les bilans de carrière à 45 ans est un peu tard. Mais en tout cas en Finlande, les résultats sont là. Entre 1997 et 2005, le taux d’emploi des seniors en Finlande a progressé de 35,6% à 55%.


La formation en débats

décembre 12, 2008

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Le journal « Les Echos » organise les 16 et 17 décembre prochains les « Assises de la formation professionnelle et de l’emploi » à l’Etoile Saint Honoré, 25-28 rue Balzac dans le 8ème arrondissement de Paris. Ces journées seront l’occasion de faire un état des lieux des enjeux des réformes de l’emploi et de la formation. J’y présenterai ma proposition de bilan de carrière obligatoire avant l’âge de 45 ans. Je vous tiendrai bien entendu au courant des débats et réflexions qui auront été abordés.


Formation professionnelle : halte au gâchis!

décembre 12, 2008

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Les « Assises de la formation professionnelle et de l’emploi » auxquelles je participerai tombent décidément à point nommé.

 

Un article récent de l’hebdomadaire  »l’Express » montre, en s’appuyant sur des études réalisées par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris, le Sénat, l’Inspection Générale des Affaires Sociales et la Cour des Comptes, 26 milliards d’euros sont dépensés chaque année pour la formation continue. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les résultats ne sont pas à la hauteur de l’investissement.

 

Premier constat : la formation ne bénéficie pas aux petites entreprises, qui en ont pourtant le plus besoin. Seuls 10% de leurs salariés y ont accès, contre plus de 50% dans les grandes entreprises.

Deuxième constat : les organismes collecteurs, chargés de recueillir et répartir les fonds entre les entreprises, ne leur offrent aucun service de proximité. Sur une centaine, seuls 3 rendent visite aux PME sur l’ensemble du territoire. Pourtant, la visite d’un spécialiste a souvent un effet de « déclic » pour les salariés désireux de suivre une formation.

Troisième constat : les organismes collecteurs sont inefficaces, mais aussi trop nombreux. Les rapports préconisent de réduire leur nombre de 103 à 12. L’économie générée ? 100 millions d’euros, qui pourraient être affectés justement à la formation dans les PME.

 

N’oublions pas, bien sûr, les séminaires de « développement personnel » à l’utilité discutable, les facturations abusives et autres stages fictifs. Ces derniers sont d’ailleurs à l’origine du détournement de 11 millions d’euros entre 2000 et 2001.

 

Bref, vivement la réforme !


1er janvier prochain : libéralisation du cumul emploi retraite

décembre 2, 2008

 

A compter du 1er janvier 2009, le cumul emploi-retraite sera totalement libéré pour les salariés ayant une carrière complète (le délai de carence de six mois et le plafond de 1,6 Smic seront supprimé).

La surcote applicable aux salariés qui poursuivent leur activité après 60 ans, passera à 1,25 % par trimestre supplémentaire, soit 5 % par an au lieu de 3 %. Par ailleurs, la surcote s’appliquera désormais aux pensions portées au minimum contributif. Le montant sera calculé avant application du minimum contributif et ajouté ensuite au montant de la pension. Les assurés ayant atteint l’âge de 60 ans et ayant cotisé la durée nécessaire pour bénéficier d’une retraite à taux plein auront donc le choix entre poursuivre leur activité et améliorer ainsi leurs droits à retraite par l’intermédiaire de la surcote, ou liquider leur pension et reprendre ensuite une activité professionnelle grâce à la libéralisation du cumul emploi retraite.

Les conditions à respecter pour bénéficier du cumul emploi retraite

1) la somme de son nouveau salaire et de ses pensions ne doit pas dépasser son dernier salaire ou, si cette solution est plus favorable à l’assuré, 160 % du SMIC. A noter : les indemnités de départ en retraite et/ou de congés payés versées au cours de cette période seront retenues pour déterminer la limite de cumul.

2) l’assuré ne peut pas reprendre une activité chez son dernier employeur avant qu’un délai de six mois se soit écoulé entre la date de liquidation de la pension et la reprise d’activité.

C’est évident mais mieux vaut le préciser : les salaires de l’activité reprise sont soumis aux cotisations de sécurité sociale dans les mêmes conditions que pour les autres salariés.

Les formalités à accomplir

Dans le mois suivant la date de la reprise d’activité, l’assuré doit informer par écrit sa caisse de retraite de base. Il doit ainsi lui communiquer :

- le nom et l’adresse de son employeur ou entreprise, 

- la date de début de cette activité,

- le montant et la nature des revenus et les régimes d’affiliation correspondant,

- le nom et l’adresse des autres organismes de retraite de base et complémentaires qui lui servent une retraite,

- une attestation de l’employeur mentionnant la durée de travail de l’intéressé durant la période de référence et la durée de travail à temps complet applicable à l’entreprise lorsque la dernière activité était exercée à temps partiel et que l’assuré demande la prise en compte d’un revenu correspondant à une activité exercée à temps complet,

- les bulletins de salaire des trois derniers mois précédant la liquidation de sa retraite.

Des activités cumulables sans condition

Les activités suivantes sont entièrement cumulables avec les pensions de retraite servies par le régime général et le régime des salariés agricoles :

- des activités des professions artistiques (artistes auteurs, artistes du spectacle, artistes interprètes) et de mannequins entrainant affiliation au régime général ;

- des activités à caractère artistique, littéraire ou scientifique, exercées accessoirement avant la liquidation de la pension de retraite ;

- des activités juridictionnelles ou assimilées, des consultations données occasionnellement, des participations à des jurys de concours publics ou à des instances consultatives ou délibératives réunies en vertu d’une texte législatif ou règlementaire ;

- des activités d’hébergement en milieu rural réalisées avec des biens patrimoniaux ;

- des activités de parrainage dans les DOM en application de l’article L. 811-2 du code du travail.

Pour en savoir plus

http://www.travail-solidarite.gouv.fr/informations-pratiques/fiches-pratiques/retraite/cumul-emploi-retraite.html