Un colloque parlementaire sur l’emploi des seniors le 8 octobre

 

J’aurai le plaisir d’intervenir le 8 octobre prochain à l’occasion du colloque organisé à l’Assemblée nationale sur le thème « Seniors et emploi », par l’organisme Liens Directs. J’aurai l’occasion notamment de revenir sur le bilan d’étape professionnel à 45 ans, une mesure que le gouvernement a adoptée sur ma proposition.

Le débat réunira d’autres parlementaires comme Philippe Cochet, député du Rhône, Alain Vidalies, député des Landes ou encore Gaëtan Gorce, député de la Nièvre. Le secteur privé sera également représenté, notamment par le biais de professionnels du recrutement et des ressources humaines.

 Colloque de 8h30 à 12h. 126 rue de l’Université 75007 Paris. Salle 6217. Inscription obligatoire à direction@liensdirects.fr.

4 réponses vers «Un colloque parlementaire sur l’emploi des seniors le 8 octobre»

  1. Peter Gosztonyi dit :

    Cher Monsieur,

    Malgré les annonces du gouvernement fortement médiatisées et la loi concernant les seniors la situation en France est catastrophique.
    J’étais chef de projet en informatique (Bac+5) et contraint quitter mon entreprise à cause de mon age (59 ans). Je ne trouve plus d’emploi depuis 2 ans. les entreprise ne répondent même pas à mes candidatures.
    Vous savez très bien que nous sommes de dizaines de milliers dans ce cas similaire.
    J’ai passé une semaine en Allemagne précédemment et j’étais vraiment surpris le nombre des personnes « âgées » actives dans la vie professionnelle.
    La France est en train de perdre ses valeurs, la course au profit immédiat, l’absence de culture des dirigeants d’entreprises et de la classe politique laissent un pays sans avenir aux jeunes également.
    Je souhaite simplement contribuer au débat et aux réflexions.
    Cordialement
    Peter Gosztonyi

    • J. Kossowski dit :

      Merci de votre message. Vous avez raison de dénoncer la situation en France : nous sommes effectivement à la traîne de l’Europe en matière d’emploi des seniors. Votre expérience confirme malheureusement le constat que je dénonce depuis maintenant plusieurs années : l’expérience n’est plus considérée comme un atout mais comme un handicap ! Trop d’entreprises font le choix du court terme en recourant à une main d’oeuvre inexpérimentée et en se privant de la valeur ajoutée que représentent ses salariés plus âgés. Je pense toutefois qu’une prise de conscience est en train de se faire sur le sort de centaines de milliers de personnes qui se retrouvent isolées du seul fait qu’elles ont dépassé la cinquantaine !
      Bon courage pour votre recherche

  2. LAMY dit :

    Certes, l’emploi se fait de plus en plus rare et le marché local dicte les besoins en personnel. Toutefois, il me semble stupéfiant de ne citer que les emplois « d’aide à la personne » comme seuls besoins de la société. Quand les politiques arrêterons de financer auprès des populations « aisées » des emplois de domestiques, présentés à ce jour comme « les nouveaux métiers de demain ». Si les gens veulent des « domestiques » qu’ils le paient à leur juste valeur, sans les « aides de l’état ».
    En tant que femme de 50 ans, ayant occupé des CDD dans des « endroits de sous-traitance de l’ANPE », je trouve scandaleux que l’ETAT paie des « milliards » collectés auprès des contribuables pour financer du vent.
    De plus, victime de plusieurs « bilans de compétences », en grande batterie, je n’ai rien appris de contructif…. J’ai commencé à travailler avec un CAP et j’ai suivi les cours du soir jusqu’au BAC + 7 pour m’entendre dire que cela ne « sert à rien car cela est un produit d’une fac… » or celui qui vous le signale gentiment en est un également !!!

    Je pense qu’il faut du « sérieux » et arrêter ce commerce « juteux » de la formation afin qu’elle profite vraiment à des actions « gratifiantes » par leurs résultats concrets. Arrêtons de vouloir assurer du « gardiennage d’adultes » !!!

    Quand à la « micro-entreprise » arrêtons de faire croire que c’est la solution miracle. Il faut des clients pour faire tourner l’activité. Or, si les grosses structures ferment, n’est-ce pas à cause de ce manque de marché ??? Micro-entreprise pour les « assistantes maternelles » n’est pas gros ? D’autant plus qu’elles engagent de grandes responsabilités. Et en cas de mort « subite » du nourisson, que font-elles ? Et pour les aides à domicile des personnes dépendantes, qui doivent se déplacer par tranches d’une heure…. et qu’elles vivent avec 500 euros par mois, faute de missions….

    Je suis profondément outrée de « vivre » depuis quarante ans ce même scénario. J’ai vu les générations se succéder et les gens vivre les mêmes cauchemars… sans que rien ne soit fait….

    Travailler plus longtemps, oui, mais OU ? et pour qui ?

    C’est désormais mon combat, j’ai beau savoir que je suis dynamique, curieuse, intéressée par le « plan santé au travail », l’écriture, les problèmes socio-économico-politiques, mon CV ne trouve plus acquéreur.
    Le mot TROP AGEE POUR… alors que M. SARKOZY préconise le travail plus longtemps…. qu’il commence par faire quelque chose pour les femmes qui ont voulu élever leurs enfants un temps, et qui n’ont pas pu repartir….. et que l’ANPE hormis signaler « nous ne sommes pas là pour cela, l’emploi est ailleurs »….. pose le problème du fondement même de son existence. A quoi sert POLE EMPLOI ? Combien coûte-t-il aux contribuables ?

    • J. Kossowski dit :

      Je comprends votre colère . Vous avez raison de souligner que les services à la personne, dont on parle beaucoup comme des métiers d’avenir, ne sont pas la panacée. Et qu’ils impliquent bien souvent des conditions de travail très difficiles pour les salariés, qu’il s’agisse des assistantes maternelles ou des aides à domicile pour les personnes dépendantes. Concernant la formation, j’ai longtemps dénoncé le gaspillage et le manque de transparence du système en place. Le projet de loi voté cette année devrait permettre d’améliorer les choses mais je me permets d’insister sur la pertinence de certaines actions de formation ou d’évaluation dès lors qu’elles sont ciblées. Votre expérience de bilans de compétences successifs montre les dysfonctionnements du système. Ma proposition, qui a été adoptée par le Parlement cette année, est que les bilans de compétence soient obligatoirement proposés à un âge clé : 45 ans. De même, je dénonce les dépenses de formation qui bénéficient… à ceux qui en ont le moins besoin et dont sont systématiquement exclus les seniors.
      Je vous souhaite bon courage pour votre recherche.

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